Cette semaine, la répétition nous a fait voyager.

Sans quitter notre salle habituelle, nous sommes passés de l’Écosse à l’Amérique, puis au Brésil, avant de revenir en Normandie juste à temps pour ranger les partitions.

Amazing Grace : même le chef y perd son latin

La soirée a commencé avec Amazing Grace.

Décision du chef : nous ne conserverons que les couplets 1, 2, 5 et 6.

L’occasion surtout de travailler la prononciation anglaise. Un exercice toujours délicat, au point que même Florent semblait parfois hésiter entre Shakespeare, Molière et quelques dialectes encore non répertoriés.

Heureusement, Jean-Marie a une nouvelle fois excellé dans la langue de Shakespeare, démontrant qu’il est possible de prononcer correctement l’anglais sans avoir vécu à Londres.

Ou alors il nous cache quelque chose.

Tant que vivrai

Travail appliqué sur ce morceau qui continue de prendre forme au fil des répétitions.

Les nuances, les liaisons et les intentions musicales se précisent peu à peu. De quoi promettre une belle interprétation lors des prochains concerts.

Aqua de Beber : le défi brésilien

Direction ensuite le Brésil avec Aqua de Beber.

Consigne du chef :

  • les femmes commencent ;
  • les hommes rejoignent ensuite ;
  • puis tout le monde ensemble.

Une mécanique simple sur le papier. En revanche, pour la prononciation portugaise, les choses se compliquent un peu.

Disons que le brésilien n’est pas encore la langue de prédilection de Méli Mélo. Nous faisons déjà de gros efforts pour rendre l’anglais supportable ; inutile de vouloir conquérir Rio en une seule répétition.

Summertime : un léger vent de chaos

Arrive ensuite Summertime.

Soyons honnêtes : ce fut… vivant.

Ou, pour reprendre un terme diplomatique, légèrement chaotique.

Certaines entrées cherchaient encore leur chemin, quelques regards circulaient dans la salle pour vérifier que les voisins savaient où ils allaient, et Florence semblait avoir conclu un accord temporaire avec certaines notes pour ne les retrouver qu’un peu plus tard.

Rien d’inquiétant toutefois : les plus beaux morceaux commencent souvent par quelques aventures avant de trouver leur équilibre.

Florence en plein décryptage attentif mais laborieux

Long Is The Road 

Pour Long Is The Road, Florent a insisté sur un point essentiel :

Ouvrez les bouches sur les « A » !

Une consigne simple à comprendre, beaucoup moins simple à appliquer lorsqu’il faut en même temps lire la partition, surveiller le chef, respirer au bon moment et éviter de chanter la ligne du voisin. Mais obligé de reconnaître que quand on y arrive, ca fonctionne !

Bohemian Rhapsody : une révélation inattendue

Le travail avance très bien sur Bohemian Rhapsody.

C’est d’ailleurs au cours de ce morceau qu’un observateur particulièrement attentif a fait une remarque étonnante :

« Flo chante comme les basses. »

L’auteur de cette déclaration préfère rester anonyme. Nous pouvons simplement révéler qu’il revient d’un séjour dans les îles, qu’il est ténor, webmaster, amateur de photos exotiques et qu’il corrige parfois les articles du site.

L’enquête est donc ouverte.

Le retour de Michel

Justement, profitons-en pour adresser toute notre amitié à Michel, que nous avons eu grand plaisir à retrouver après son séjour sous des latitudes beaucoup plus ensoleillées que les nôtres.

Ses photos de plages, de ciel bleu et de paysages tropicaux ont longtemps alimenté la jalousie de certains choristes.

Son retour parmi les ténors est donc accueilli avec enthousiasme. Même si certains soupçonnent encore qu’il a discrètement ramené quelques degrés supplémentaires dans ses bagages.

Un chef un peu fatigué ?

La répétition s’est terminée par cette phrase de Florent :

« Vous pouvez aller vous coucher. »

Une remarque qui, en soi, n’a rien d’exceptionnel. Mais prononcée avec une certaine conviction.

De là à imaginer que notre chef aurait passé un week-end particulièrement fatigant, il n’y a qu’un pas que nous nous garderons bien de franchir. Quoique…

Après tout, entre l’anglais, le portugais, Queen, les ténors revenus des îles et les sopranes en pleine forme, il y avait largement de quoi épuiser même le plus courageux des chefs de chœur.

Et malgré tout cela, la bonne humeur reste intacte. C’est probablement ce qui caractérise le mieux la Chorale Méli Mélo.

Petit cadeau pour les choristes en manque de lumière…