La répétition du 8 décembre…une soirée totalement consacrée à la reprise des chants du prochain concert de samedi prochain au Tronquay !
Tenue noire – classeur rouge
Pour vous, re-voici le programme :
- Yesterday
- Aujourd’hui je chanterai
- Bambali
- Diego
- La Terre, les eaux va Buvant
- Tous les cris, les SOS
- Tibie Païom
- Ahuna
- 1492 – Conquest of Paradise
- Go Down Moses
- Carmina Burana
- Salve Regina
- C’est le jour de la Noël
- Ah que de gens !
- Une étoile a brillé
En cas de rappel , situation des plus probables suite à ce « fameux triptyque de Noël » auquel Chef Florent est si attaché et aussi vu la qualité des choristes de notre grand choeur : ce sera BAMBALI !
A propos de ce concert le bruit coure qu’un homme habillé de rouge et tout blanc de cheveux et surtout de barbe pourrait être présent incognito dans un de nos pupitres. L’enquête devrait à mon sens être assez facile à mener afin de démasquer ce personnage souvent présent lors du dernier concert de l’année !
Répétition studieuse de nos quatre pupitres qui restent si attachés à fournir une excellent prestation pour ce concert dit « DE NOËL.
Quelques mises au point ont été nécessaires pour se remettre en mémoire paroles et musique des morceaux choisis.
Ainsi maître F nous a précisé et décrit le phénomène de la tierce picarde présent dans « la terre, les eaux va buvant… »
Je ne résiste pas au plaisir de vous fournir le fruit de mes succintes recherches sur l’explication de ce phénomène réservé aux initiés de cette discipline qui fait rêver le choriste moyen que je suis :
LA MUSIQUE
La tierce picarde donc, elle ne peut se produire que dans une tonalité mineure et semble n’être utilisée que dans une cadence parfaite : La tierce de l’accord de degré I de la cadence parfaite est « majorisée », c’est-à-dire qu’au lieu d’être mineure la tierce est majeure.
La tierce picarde donne à la conclusion qu’est la cadence parfaite une certaine impression de luminosité et de plénitude, alors que la cadence parfaite avec un degré I mineur donne une impression un peu plus solennelle et sombre.Origine de la tierce picarde
On trouve une définition dans le Dictionnaire de la musique de Jean-Jacques Rousseau (1712-1778) :
TIERCE de Picardie. Les Musiciens appellent ainsi, par plaisanterie la tierce majeure donnée, au lieu de la mineure, à la finale d’un morceau composé en Mode mineur. Comme l’accord parfait majeur est plus harmonieux que le mineur, on se faisoit autrefois une loi de toujours sur ce premier ; mais cette finale, bien qu’harmonieuse avoit quelque chose de mais & de mal-chantant qui l’a fait abandonner. On finit toujours aujourd’hui par l’Accord qui convient au Mode de la Piece, si ce n’est lorsqu’on veut passer du mineur au majeur : car alors la finale du premier Mode porte élégamment la Tierce majeure pour annoncer le second.
Tierce de Picardie ; parce que due l’usage de cette finale est reste plus longtemps dans la Musique d’Eglise, et par conséquent en Picardie, où il y a Musique dans un grand nombre de Cathédrales, et d’autres Eglises.
Une autre hypothèse :
La tierce picarde doit son nom au compositeurs Josquin des Prés (1450-1521), né à Beaurevoir en Picardie qui semble être l’un des premiers à l’utiliser à la Renaissance
(Encore) une autre hypothèse :
En ancien français l’adjectif picart ou piquart signifie piquant ou aiguisé, ce qui n’a rien à voir avec la province de Picardie.
A une époque où la musique était surtout d’église, la tonalité mineure laisse une impression de solennel, de gravité, alors que le majeur ouvre et élève. On finit donc le morceau par un espoir et une montée vers Dieu ? Mineur = misère et gravité, donc terrestre. Majeur = ouverture, luminosité, espoir, donc céleste.
C’est beau non ?
La fin de notre séance nous amènera à retravailler la superbe chanson de Goldmann « Long is the road » … « y reste encore un tit peu de boulot » afin de l’afficher dans le programme d’un futur concert !
Allez bonne semaine et à samedi…en espérant que le « bla bla car » Méli Mélonien fonctionnera au top pour conduire les choristes de tous pupitres jusqu’au lieu de leur prestation

